Motoi Yamamoto

motoi-yamamoto-salt-art-4motoi-yamamoto-salt-art-3 (1)20091114_motoi_yamamotoYamamoto3 motoi-yamamoto-salt-art-8

 

Les labyrinthes de Motoi Yamamoto ont cela de beau qu’ils sont crées en sel. Un simple coup de vent, ne fut-ce qu’un souffle, peut ainsi faire disparaître ces oeuvres pourtant titanesques.

Matériau intéressant en soi, le sel a une vocation purificatrice au Japon. L’artiste en fait ici un  un lien entre la vie et la mort.

Mais ce qui me plaît par dessus tout dans ce travail c’est l’interdépendance qui est crée entre l’oeuvre et les spectateurs attentifs – on les imagine retenant leur souffle, prenant subitement conscience de la fragilité des choses.

Ceux-ci deviennent quasi responsables de la survie de ces oeuvres de façon collective. Responsabilité d’autant plus forte qu’on sait la puissance de l’unité sociale des Japonais. On dit parfois que la responsabilité se dissout dans le nombre, ici elle cristallise le lien, elle unit les spectateurs dans un contrat tacite.

Yamamoto va encore plus loin dans ce processus de dépendance, allant jusqu’à demander aux visiteurs d’emporter un peu du sel de ses oeuvres pour le rejeter en mer.

Restituant ainsi par la force collective un matériau inerte à un environnement fertile entre tous. Et qu’ainsi la boucle soit bouclée.

 

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s